Quelle paternité pour les compétences ? Les femmes ont-elles peur de parler de leur réussite ?

Les femmes sont-elles plus ou moins créatives que les hommes ? Si vous pensez qu’elles le sont, elles n’en demeurent pas moins discrètes sur leurs compétences.

Voici un témoignage de Delphine Batton, consultante en créativité au sein de Natmatiss :

« A l’automne dernier, j’ai assisté à une conférence à Bruxelles sur la créativité. Tous les intervenants étaient des hommes. Nous avons été nombreuses à constater ce fait*. Nous n’avons pas (encore) trouvé de réponse au « pourquoi »? Il y avait pourtant parmi nous quelques expertes en la matière, auteures de livres sur le sujet, reconnues dans ce milieu et ailleurs, et qui auraient très bien pu faire de très bonnes oratrices sur le sujet. Non pas qu’il n’y ait pas de femme innovatrices. Non pas qu’elles n’usent pas de cette technique bien connue du calepin à idées. Non. C’est arrivé au mot CONNUES que le bât blesse ».

Je rejoins l’analyse de Delphine. Nombreuses sont les femmes qui restent dans l’ombre. Elles n’osent pas faire valoir leurs compétences. Est-ce aux conférenciers de faire appel à des conférencières ou aux conférencières de se faire connaître ? Comment font les conférenciers ?

Ce que je vois dans les ateliers que j’anime en entreprises, c’est qu’elles sont nombreuses les femmes qui ne communiquent pas sur leur savoir faire. Cela voudrait-il dire qu’elles n’endossent pas la paternité de ce qu’elles font ?

Pourtant la créativité au féminin, cela a du sens. Ainsi, pour Delphine, la rencontre avec la créativité lui a permis de sortir de sa chrysalide, elle l’accompagne au quotidien, pour un mieux être avec les autres, avec elle-même, dans son travail…

La créativité au féminin, cela a du sens quand nous donnons la vie.

*Dans chaque domaine d’activité, il y a (et nous en connaissons dans le nôtre) de nombreuses femmes aux compétences remarquables. Elles sont pourtant en majorité dans l’ombre. Elles n’osent pas forcément « sauter le pas ». Peut-être parce qu’elles jonglent avec tout un tas d’autres choses.