Compte-rendu de la conférence du Vésinet

Pour savoir si nous sommes dans l’outrecomplaisance ou simplement indulgence à un moment précis, il existe un test en 4 questions.

  • Cette situation empêche-t-elle l’enfant d’apprendre des tâches nécessaires à son développement?
  • Cette situation donne-t-elle un montant disproportionné des ressources (temps, argent…) familiales à l’un des enfants de la famille?
  • Cette situation est-elle au bénéfice du parent plutôt que celle de l’enfant?
  • Le comportement de l’enfant porte-il potentiellement préjudice aux autres, à la société ou la planète?

Un exemple:
Un enfant de 5 ans qui refuse de s’habiller seul le matin. Son père l’habille pour ne pas être en retard.
Un enfant de 5 ans doit pouvoir s’habiller seul et respecter des directives pour être à l’heure. L’habiller l’empêche d’apprendre des tâches nécessaires à son développement.
Cette situation donne un montant disproportionné de temps à l’enfant et elle est au bénéfice (à court terme) du parent qui n’arrivera pas en retard et pour qui “ça va plus vite”.
Potentiellement, les actes de l’enfant ne portent pas préjudice aux autres mais pour l’instant, il n’apprend pas les conséquences de ses actes car s’il refuse de s’habiller, rien ne lui arrive à part ce qu’il veut, c’est à dire qu’on l’habille.

Conséquences à moyen et long terme pour les jeunes et les adultes

  • Difficultés à accepter la frustration (abandonne vite)
  • Difficultés à ne pas être le centre du monde (son estime de lui dépend des autres)
  • Difficultés à développer des compétences pour prendre soin de soi, dans les tâches quotidiennes ou dans les compétences relationnelles
  • Difficultés à prendre des responsabilités
  • Difficultés à développer sa propre personnalité
  • Difficultés à savoir ce que veut dire « suffisamment »
  • Difficultés à savoir ce qui est normal pour les autres

Conclusion

  • Reconnaître les cas où notre indulgence devient de l’outrecomplaisance
  • Réfléchir aux limites à poser
  • Agir pour corriger le tir

Il ne s’agit pas de culpabiliser mais de modifier des comportements qui portent préjudice à nos enfants sur le long terme. Pour la première fois de l’histoire humaine, nous vivons dans l’abondance. Il est compréhensible que nous ne voyions pas les dangers et seulement les avantages. à nous de prendre de la distance et de faire pour le mieux afin que nos enfants développent un sens de l’autodiscipline, gérent leur frustration et ne croient pas que tout leur est dû.
Bon courage!