Ma contribution pour la journée de la femme.

À Copenhague (Danemark), on compte plus de statues d’animaux fantastiques que de femmes historiques. Folie ? Non, réalité jusqu’en 2026. Mais un mouvement citoyen et politique est en train de réécrire la mémoire collective – avec du fil, des fonds publics et des chiffres concrets.

Dans un pays pionnier de l’égalité (1er rang mondial au Gender Gap Index), ce déséquilibre choque  : seulement « 10% des statues représentent des femmes », et souvent anonymes ou nues, contre 484 pour des hommes nommés. Résultat ? Les générations futures grandissent entourées d’une histoire genrée.

L’artiste Louise Moerup a lancé l’étincelle : des femmes tricotent des vêtements pour les rares statues féminines, les rendant visibles et critiques. Ces “fashion bombs” virales (relayées par NYT et Jezebel) transforment l’espace public en manifeste : “Pourquoi ces femmes sont-elles nues ou mythologiques, tandis que les hommes sont des héros en armure ?”

Le ministre de la Culture Jakob Engel-Schmidt n’a pas tourné autour du pot : “C’est totalement insensé !” En 2024, 50 millions DKK pour de nouvelles statues ; en 2026, 10 millions supplémentaires via un comité expert

En entreprise multiculturelle, cela résonne : comme pour les biais inconscients, il faut « visibiliser, mesurer, agir ».

Ce cas danois – terre d’égalité apparente – montre que les inégalités persistent dans les symboles. Pour vos équipes globales (Inde, Égypte, France…) :

En management interculturel, l’espace public est un miroir : invisibiliser une moitié de l’histoire freine l’innovation. Le Danemark prouve : changer les statues change les mentalités.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous vu des “statues genrées” dans vos contextes pros ? Partagez en com’ –  une collègue qui mérite sa statue !